Qu’est-ce que l’âme ?

Le Père est le principe incréé fécondant à l’origine de la création.
La Mère est le principe divin créateur complémentaire du Père, l’intelligence cachée derrière toutes les manifestations de la vie : le feu, l’air, l’eau, la terre, les pierres, les montagnes, les arbres, les fleurs, les animaux.

Tu peux connaître le Père par ton esprit. Tu peux connaître la Mère par ton corps.
Le corps te relie à la Mère. L’Esprit te relie au Père.
Ce qui est entre le Père et la Mère, c’est toi, ton âme.
La prière de Jésus, le Notre Père, montre la valeur du corps et de la Mère.
Le Père est tout, car il est éternel, mais sans le corps et la Mère qui engendre la forme, on ne peut pas connaître le Père.
La Mère permet de connaître, car elle donne une forme et ouvre le chemin, la possibilité de l’existence « en dehors » de l’Esprit. En fait, il n’est pas réellement possible d’être en dehors de l’Esprit, mais il est tout de même possible de se dédoubler, de sortir de soi pour s’observer et apprendre à se connaître.

« Amin » est le grand Nom de Dieu qui réalise la perfection des souhaits. Seul celui qui est sage peut prononcer une telle parole mantrique, car si le souhait n’est pas juste, c’est la mauvaise graine qui touche la terre et qui enfante le monde de la perdition et du mensonge.

La sagesse du corps et de la Mère

Tu dois méditer cette sagesse jusqu’à te l’incorporer.

Je te le dis : ton corps est fondamental, car c’est lui qui te permet d’être en contact avec la Mère. Elle est l’Enseignement, le Verbe des origines, car c’est elle qui donne la forme, qui nomme les choses et les fait apparaître. Ce qui est imparfait, elle le recycle, et ce qui est parfait, elle le conserve et le conduit vers le Plus-Haut, vers le Père.

Cette position centrale de la Mère à travers le grand Amin montre l’importance du corps et du travail sur soi pour s’incorporer la Tradition, le Verbe des origines qui construit le corps du Père et de la Lumière dans l’homme. Ceci explique la profonde parole des Mystères prononcée par Jésus : « Si le corps est né de l’Esprit, c’est une merveille, mais si l’Esprit est né du corps, alors c’est la merveille des merveilles. » (Évangile apocryphe de Thomas, logion 29)

Je m’étonne d’une chose : Comment une telle splendeur de sagesse a-t-elle pu entrer dans une telle pauvreté ? Le corps qui est né de l’Esprit est le chemin de l’incarnation. Malheureusement, pour la plupart des hommes, ce n’est plus un chemin, mais la chute de l’âme qui tombe sous l’emprise de la matière et de la mort.

L’Esprit qui naît du corps nous parle du chemin de la remontée ou l’élaboration du corps de la Lumière qui est capable d’incarner l’Esprit à travers une forme parfaite et de le mettre dans la gloire, même dans le monde de la pauvreté et de la mort.

Tu peux constater que la prière du Notre Père apporte une lumière sur un sujet comme l’âme, qui aujourd’hui est mise à toutes les sauces, mais sans aucune consistance.

L’âme est ce qu’il y a de plus précieux en l’homme. Avoir un corps est une opportunité de rencontrer son âme et de vivre avec elle, de lui offrir un corps. Ce n’est pas un mal, une tentation ou une offense et un péché, mais plutôt une offrande et une nourriture sacrée, un pain vivant qui peut nourrir et ouvrir un chemin de remontée pour une multitude. Alors l’homme ne vit plus uniquement pour son corps, mais il touche la partie supérieure de son être, ce qui touche à l’Esprit et à l’immortalité.

Comment l’âme a été emprisonnée dans un monde de concepts

Si l’âme s’identifie au corps mortel, elle éteint la conscience et la nature supérieures de l’être et il perd sa destinée de Lumière. C’est la division en deux natures et le début de la perdition.

Par contre, si l’âme s’identifie à sa nature immortelle, l’être peut faire vivre celle-ci à travers des œuvres qui touchent le grand Amin, la réalité de la terre. Alors sa volonté triomphe de la tentation ; sa parole devient offrande au monde divin ; sa pensée, une nourriture sacrée, un pain qui fait vivre les Dieux ; sa conscience éveillée et sa destinée deviennent une terre pour les Anges ; son âme entre dans la grande sagesse des Archanges et son corps de Lumière est sanctifié par la vie divine. L’être est alors reconnu comme Fils/Fille de la Lumière.

Je dis « Fils/Fille », car j’emploie le langage terrestre, qui est fondamentalement imparfait. En effet, il n’y a pas de sexe dans le monde de l’âme immortelle et des règnes d’existence supérieurs comme ceux des Anges, des Archanges et des Dieux. Le sexe vient de la séparation de l’âme en deux natures mortelle et immortelle. Cette séparation est nécessaire dans le corps physique, mais elle n’existe pas dans les mondes supérieurs.

L’âme, tout comme la conscience, n’a pas de sexe. Si l’homme attribue un sexe à son âme et à sa conscience, c’est tout simplement parce qu’il est sous l’emprise inconsciente du corps mortel et du serpent tentateur qui l’habite et dirige sa sensibilité, sa pensée, sa conscience et donc sa destinée.

L’âme est au-delà du sexe et de la division. Mais elle peut se trouver enfermée et emprisonnée dans des mondes invisibles de concepts et de désirs inconscients. La prière donnée par le *Maître Jésus en est un exemple typique. Pendant des siècles et des siècles, elle est restée prisonnière de l’ignorance et d’une foi aveugle qui se sont transformées en superstition et en basse magie. Les Chrétiens, aveuglés par leurs propres superstitions, condamnaient pourtant cette même magie chez ceux qu’ils appelaient dédaigneusement « païens » et « sauvages ». Je ne dis pas que cette magie est négative, car l’homme se raccroche à ce qu’il a et tout peut être bon quand on est perdu. Je mets simplement en garde face à l’esprit dogmatique et sectaire des hommes en disant que même une splendeur comme le Notre Père peut être transformée en pauvreté si on n’y prend garde. Ainsi en est-il de l’âme : elle peut devenir prisonnière d’un monde de concepts faux et illusoires. C’est pourquoi elle doit être libérée. Tel est le chemin de l’initiation qui est contenu dans la prière du Notre Père.

Le Notre Père revivifié par la Tradition

Lorsque le Maître Jésus nous a transmis le Notre Père, c’est l’héritage tout entier de la Tradition des Enfants de la Lumière qu’il cachait en son sein. Ces dix paroles sont dix semences d’éternité que l’homme doit accueillir dans sa terre et faire fleurir pour voir s’ouvrir devant lui la compréhension de l’incarnation et le chemin qui conduit vers le Père.

Jésus a prononcé un grand nombre de prières et on peut dire qu’une grande partie de sa vie était une prière. Prier est pour les Esséniens une façon, un art de vivre, un état d’être qui font que la vie est reliée avec un monde et une intelligence supérieurs qui les guident vers le bonheur ou le malheur. Car tout acte est une prière dans le sens qu’il te relie à un certain monde avec lequel il te faudra vivre.

Si les Chrétiens ont retenu cette prière en particulier, c’est parce que les Chrétiens des origines, les Esséniens, ont fait en sorte qu’elle demeure, car ils savaient qu’elle contient tous les secrets de la Tradition. Malheureusement, la transmission de l’Initiation s’est perdue pour un grand nombre de « fidèles » qui ont sombré dans la superstition et la croyance aveugle. Ce sont les brebis égarées qui ont été guidées par les mauvais maîtres, ceux qui ne prennent pas soin de l’Enseignement et du troupeau. Alors le trésor contenu dans chacune de ces paroles s’est voilé et a fini par se perdre intégralement.

Nos frères et sœurs cathares, héritiers de la Tradition essénienne, comprenaient que le *Christ avait mis dans cette prière toute la force de l’âme et toute la sagesse qui seules peuvent permettre à l’homme de retrouver le chemin du retour vers le Père et la Mère. C’est pourquoi toute une partie de leur initiation reposait sur la transmission et la répétition du Notre Père. En cela, ils étaient en parfaite harmonie avec la Sagesse essénienne, qui transmettait ces dix paroles en harmonie avec les dix commandements de *Moïse au cours d’initiations. Les paroles étaient transmises par le souffle sur le corps de l’homme, qui était alors initié à nos Mystères. C’était une façon puissante de faire entrer le corps de l’homme dans le champ de vie de nos Mystères sacrés. L’initié recevait ainsi jusque dans son corps et dans la volonté qui l’anime une puissante impulsion de Lumière grâce à laquelle il pouvait trouver la force de s’engager sur le chemin d’une nouvelle vie.

Si le Maître Jésus était de nouveau sur la terre, il serait heureux de constater qu’enfin des êtres ont traversé le voile de la mort qui recouvrait ces dix paroles pour révéler au monde, avec une explication claire, ce qu’il avait voulu transmettre à l’humanité.
La Tradition essénienne est de retour et c’est avec noblesse, dignité, beauté que nous devons étudier et amener la Lumière du savoir sur ces dix paroles afin d’accomplir une œuvre qui va permettre aux hommes de s’approcher du monde divin.

Il y a des millions d’êtres qui prononcent mécaniquement et quotidiennement cette prière, dans l’espoir d’être sauvés. C’est donc un devoir, une œuvre humanitaire et culturelle que de guérir chacune des paroles afin de toucher tous ces êtres d’une façon ou d’une autre et de les éclairer.

Si les Esséniens deviennent suffisamment forts dans leur étude et leurs pratiques et s’ils sont suffisamment nombreux, ils pourront constituer une forme-pensée dans les mondes spirituels, un égrégore qui sera suffisamment puissant pour guérir l’autre égrégore, celui qui est prisonnier du voile de l’ignorance, de la superstition et de la mort.

Bien sûr, il y aura toujours des fanatiques qui voudront s’accrocher à ce qui est sombre, mais beaucoup d’êtres s’éveilleront mutuellement dans la beauté et la sagesse du Notre Père. Cette sagesse est réelle, elle est divine, elle ne vient pas de l’homme. L’homme a seulement le pouvoir de faire apparaître la Lumière qui existe ou de la voiler jusqu’à ce qu’elle disparaisse.

Voilà une œuvre véritablement humanitaire et divine accomplie par les Esséniens aujourd’hui. C’est pourquoi le Notre Père doit faire partie de notre vie. Il est à la fois un chemin unissant le Père et la Mère, mais aussi intégrant l’homme dans le monde de la Lumière à travers les marches qu’il doit gravir et les corps qu’il doit se construire.

Cette prière est également un service au monde divin et à l’humanité, car elle contribue à préserver le sens du sacré et à guérir les pensées et les âmes des hommes égarés.

Le Notre Père est réellement un chemin de libération de l’âme.

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