L’éveil des facultés perdues de l’âme

Communier avec son âme

Tu ne peux entrer en communion avec le monde divin qu’à travers ton âme, car elle est le langage caché dans tous les langages, le traducteur universel qui permet de comprendre et de parler toutes les langues.

Lorsque le langage universel est retrouvé, l’eau de la vie peut de nouveau couler à travers tous les organes de l’homme, à travers ses yeux, sa parole, ses gestes, ses œuvres. À travers l’eau de la vie, ce sont les graines de l’Esprit qui peuvent être plantées en terre et abreuvées, nourries pour faire fleurir tout un monde.

Si tu n’as pas de contact avec ton âme, tu vis dans un monde abstrait, dans un rêve, sans réalité pouvant ensemencer ta terre et faire apparaître un monde.

Beaucoup d’hommes de bonne intention parlent des mondes supérieurs, mais ils n’établissent pas une relation vivante avec leur âme jusqu’à ce que la Lumière de l’Esprit devienne un monde tangible à travers ses semences réalisées en actes concrets et agissants.

L’âme est un lien vivant qui unit les deux mondes de l’Esprit universel et du corps, de la terre. Si tu entres en contact avec ton âme, tu verras apparaître le visage de la Mère à travers la terre et la grande sagesse se révélera à toi.
L’homme pense à un monde supérieur et il s’oriente vers lui, mais ce n’est qu’un rêve. Par exemple, il va souhaiter la paix ou la bonté tout en continuant à vivre dans un monde où ces deux vertus ne sont pas accueillies et honorées dans la pureté, comme des Anges et des guides.

L’âme apporte le lien vivant qui unit les mondes du haut et du bas en faisant apparaître ce qui est vrai. Ainsi, la bonté se réalise à travers des actes, une œuvre, un monde organisé et préparé pour qu’elle puisse se manifester comme elle est et non pas comme les hommes voudraient qu’elle soit. Alors la terre se met à révéler la grande bonté du Père et de la Mère parce que l’âme est présente. Lorsque l’âme est vivante, que le lien est établi, l’homme devient concret et ses actes agissent et offrent des fruits dans tous les mondes, visibles et invisibles.

Comment vivre avec son âme dans la réalité

Les mondes de l’Esprit et de l’âme n’aiment pas les philosophes abstraits et les intellectuels, les spiritualistes qui n’intègrent pas la totalité de leur être et qui ne vont pas au bout de leurs idées, jusqu’à les rendre vivantes dans leur relation avec la Mère, avec le côté concret. L’âme n’aime pas les rêveurs, car elle ne peut pas toucher la terre à travers de tels êtres. Mais elle devient vivante dans ceux qui sont réalistes, qui posent des actes qui révèlent et donnent un corps à leur idéal. Alors le monde de l’Esprit, des idées pures, du Père peut se manifester et apparaître dans la réalité de la terre, dans le monde des formes, de la Mère.

Il y a d’un côté les spiritualistes, les philosophes, les intellectuels, les rêveurs, les sentimentaux et d’un autre, les matérialistes, ceux qui ne croient qu’à ce qu’ils touchent, mais en réalité, ni l’un ni l’autre de ces deux types d’hommes ne vit avec son âme. Tous deux se sont fait attraper par des mondes faux, illusoires qui les maintiennent en prison et les conduisent en esclavage, en volant le trésor de leur âme et sa puissance créatrice.

L’âme est le réel. Le réel est le trésor de la Lumière. L’âme est vraie dans tous les mondes et elle est précieuse, car elle apporte la vie.

La vie est le trésor de la Lumière, mais ceux qui se sont fait voler leur âme ne le voient plus. Ils vivent dans le monde du corps ou dans les mondes spirituels, mais ils passent à côté de la vie et du trésor, car leur âme n’est plus avec eux.

S’unir avec son âme, se marier, rencontrer l’amour, vivre l’expérience de l’illumination par la sagesse est le but du chemin. Toutes les influences qui éloignent l’homme de son âme sont des mondes de perdition qui coupent le lien unissant l’homme avec le fil de la vie. Alors l’homme se trouve cloisonné dans un monde de concepts, de croyances, de dogmes, de sphères d’existence illusoires dans lesquelles il n’est plus capable de tisser le lien de sa volonté, de son cœur, de sa pensée, de ses actes, de son être avec son âme. Tout ce qui vit en lui et autour de lui n’est que fumée ou cendre. L’homme ne gagne rien ; il est comme une cruche percée, incapable de retenir quoi que ce soit. Rien de ce qu’il a appris dans une telle vie ne pourra traverser le voile de la mort et lui servir de base pour sa prochaine vie. Il lui faudra tout recommencer à zéro.

L’âme doit être vivante de l’Esprit universel et de la Mère-Terre. Comme une fleur ou un arbre, elle doit être enracinée dans les profondeurs de la Mère à travers le corps et unie au Père à travers l’Esprit vivant. Rien ne doit être séparé, isolé. Il ne doit pas y avoir d’un côté l’idée et de l’autre la parole et d’un autre côté encore l’acte. Non, tout doit être un et tout doit être conforme à ce qui est éternellement vrai. Alors l’âme peut toucher l’homme, lui parler, vivre avec lui et construire à travers son corps et son être tout entier un autre corps avec lequel il pourra vivre dans la Lumière née de la forme.

L’éveil de l’homme à travers les sept voiles de l’âme

Beaucoup ont parlé de l’éveil et cet éveil est la présence de l’âme. C’est l’esprit qui à travers l’âme s’éveille dans le corps et éclaire la terre entière dans une autre perception, dans la sagesse vivante.

Le commencement de l’éveil est de comprendre que l’on dort et que l’on rêve sa vie et la vie.
L’éveil permet à la réalité d’apparaître et de se manifester.

Le rêve est un fantasme qui travestit le réel. Il a un pouvoir créateur au même titre que le réel.
Les hommes rêvent en fonction de ce que les mondes extérieurs leur ont donné comme orientations, suggestions, capacités. L’homme poursuit un rêve et donne toute sa vie pour ce qui n’est que de la fumée et qui ne peut traverser le voile de la mort et des apparences.

À travers le rêve des apparences, l’homme perd son être, sa substance magique et en définitive, il se perd lui-même jusqu’à s’identifier à son seul corps physique et à tout ce qui est uniquement matériel. Il n’y a plus rien à l’intérieur ni à l’extérieur, tout est vide de sens, d’intelligence, d’âme.

L’âme est le réel qui est au-delà des apparences et qui donne un sens profond, vivant, magique, essentiel aux formes.
L’eau de *Gabriel est tout autour de l’homme et de toutes les formes. Elle est plus grande que le corps et elle s’épanouit à travers l’homme qui vit avec son âme, dans des sphères d’existence de plus en plus subtiles.

Ce qui peut être vu de l’homme n’est que la plus petite partie de son existence et de son être global, intégral. Ainsi, le corps physique de l’homme est comparable à un caillou dans l’océan.

L’eau de Gabriel, c’est l’océan de la vie constitué des sept voiles de l’âme dont le corps physique est le condensé, la synthèse, la partie la plus infime de l’être global. L’homme qui ne prend en compte que le corps et la vie physique occulte la plus grande partie de son être et la laisse à l’abandon. Il y a alors toutes sortes d’entités, d’influences qui vont s’approcher de lui, envahir son espace vital, aurique et spirituel pour s’emparer de tout ce qui est abandonné afin de l’exploiter et d’en titrer profit.
C’est ainsi que l’homme est naturellement dépossédé de ses corps subtils, de sa pensée, de sa capacité de rêver, de comprendre, de son âme. Son âme est maintenue isolée dans d’autres mondes, totalement usurpée par des êtres spirituels qui se nourrissent de sa substance vitale jusqu’à épuisement total. C’est là l’origine du vampirisme dont tous les hommes sont ainsi les victimes inconscientes mais néanmoins consentantes, car qui ne dit mot consent et qui n’agit pas permet. Telle est la loi.

Traverser les quatre éléments par l’union avec les quatre Archanges

Celui qui veut éveiller son âme devra placer son corps dans la structure de la Tradition des Enfants de la Lumière. Il devra faire cela jusqu’à ce que son corps et ses quatre corps soient de nouveau stables et capables de résister aux influences spirituelles emprisonnantes.

Ensuite, il devra entrer dans l’eau de Gabriel et affronter tous les courants qui veulent l’entraîner en dehors du chemin afin qu’il se noie dans des mondes de théories et de concepts abstraits.

Après avoir traversé l’eau de Gabriel et stabilisé ses quatre corps, l’homme entre dans l’air de *Raphaël. Là, il rencontre les entités spirituelles fausses, ténébreuses ou lumineuses qui gouvernent la destinée des hommes en chemin.
S’il sait s’unir avec les véritables entités de la Lumière, avec les Anges, l’homme pourra entrer en contact avec son âme éternelle, dans la sphère du feu de Michaël. Un avec la flamme de son être véritable, il pourra alors redescendre dans son corps physique afin de toucher la Terre d’Ouriel, la Terre de la conscience, la Terre de Lumière. Alors seulement, il se tiendra dans l’alliance parfaite des deux mondes et pourra libérer la Mère, c’est-à-dire l’âme des humains, des animaux, des végétaux et des minéraux. La flamme de Michaël dans le corps de l’Archange Ouriel est la perfection de l’homme qui marche sur la terre en portant dans son corps la semence de l’Esprit universel qui construit un monde nouveau.

Le pouvoir fécondant de l’âme

L’âme vit autour du corps et elle réunit les régions subtiles dans la pureté et l’harmonie, mais elle peut aussi vivre dans le corps et agir à travers lui pour que la splendeur de l’Esprit touche la réalité de la terre et révèle la sagesse omniprésente de la Mère.

Porter la semence de l’Esprit et la mettre au monde à travers une œuvre concrète, en harmonie avec les mondes qui entourent le corps et la terre dans l’immensité, tel est le but de la vie.

L’homme marche sur la terre en étant lui-même une terre pour un monde supérieur. Il porte en lui la semence et la transmet à la terre sous la forme de la fleur de sa pensée, de sa parole, de ses actes, c’est-à-dire de ses œuvres, et de son pas posé sur la Mère.

En découvrant la pensée, la parole, l’œuvre ou le chemin fleuri d’un homme, on n’est pas forcément conscient du monde que celui-ci porte dans sa vie comme semences. Ces semences donnent naissance à la vérité ou au mensonge, à la beauté ou à la laideur.

Seuls ceux qui vivent avec leur âme peuvent voir l’âme des autres et du monde et comprendre la réelle valeur d’une semence d’esprit et de la fleur de l’âme.

Tout ce qui vient de l’âme entre dans l’éternité.

Tout ce qui vient du mensonge devient déchet, appauvrissement, mort et néant.

L’âme est vivante, elle est fécondation, elle ensemence et engendre des mondes à travers les corps qu’elle met au monde.
Les hommes ne réfléchissent pas au fait qu’ils sont des porteurs de graines et que leur vie est fécondation et génération d’un monde de beauté ou de laideur. Ils sont comme les abeilles qui transportent le pollen de fleur en fleur sans savoir réellement ce qu’elles font ni quelles sont les conséquences de leurs actes inconscients. Elles sont porteuses de vie, mais elles l’ignorent. Il en est de même pour l’homme qui vit avec ou sans son âme ; il est porteur de vie ou de mort, mais il l’ignore. En permanence, il pose des graines et les met en terre sans être conscient de l’océan qui vit autour de lui et qui le relie à des mondes créateurs et sans frontières. Il devient un fécondateur de ces mondes sans même le savoir. Il pense naturellement être uni à la Lumière, au bien, à ce qui est bon, mais il est un aveugle guidé par des aveugles, complètement déraciné de la réalité, de la Mère, de l’âme, de la Tradition, de la sagesse de l’Esprit. Il vit dans un rêve, une illusion, un concept politique, religieux, matérialiste, existentiel, spirituel en étant totalement inconscient de la réalité du monde et des conséquences de ses actes dans plusieurs mondes.

Seul un contact avec l’âme permet d’éveiller en soi cette perception du réel. L’homme comprend alors que telle la fleur, il doit s’enraciner dans le réel, dans le vivant. Le réel, le vivant, c’est la Mère et la Tradition.

Ensuite, il doit former une tige solide, capable de traverser l’illusion des mondes.

Enfin, il doit fleurir dans le monde de l’Esprit universel.

La fleur est l’âme qui est le réceptacle de l’Esprit, le parfum, la couleur, la forme, la douceur et la grande semence de Lumière qui peut féconder les mondes dans la sagesse. Mais l’homme rêve.

Mettre l’âme à la première place

Le monde physique n’est que 10 % de l’existence terrestre.

Si l’homme veut sortir de son rêve, il doit, à travers la Tradition, offrir 90 % de sa vie pour la victoire et la guérison de son âme, pour apprendre à vivre en harmonie avec elle.

Tout ce qui constitue les racines de la vie terrestre de l’homme doit être orienté vers la vie de l’âme, vers la grandeur et l’immensité de l’océan qui vit tout autour de lui. Ses pensées, ses paroles, ses actes doivent être dirigés non pas vers le monde de la matière, mais vers ce qui est vaste, grand et qui touche à l’immortalité.

L’âme est le cercle de Lumière au-dessus de ta tête, la couronne des mages et de la Ronde des Archanges qui garde la mémoire de tout ce que tu as vécu de vrai à travers les différentes formes d’existence que tu as traversées à travers les âges. Ainsi, l’âme est le précieux, car tout ce qui ne touche pas l’âme est perdu.

Le corps perd tout, c’est pourquoi celui qui ne vit que dans son corps et pour son corps cherche sans cesse à maintenir ce qu’il a acquis dans un monde illusoire. Le corps cherche alors à orienter l’âme dans le monde physique en lui montrant à quel point il est incroyable, vaste, riche en possibilités… Mais le méditant doit se rappeler que comparé à la puissance de l’Esprit et à la vie de l’âme qui résident dans les mondes plus subtils, le monde physique est une poussière, un caillou dans l’océan.
L’homme ne doit pas donner sa vie à la poussière, il doit plutôt l’élever vers l’intelligence de l’Esprit et la consacrer à la victoire de son âme.

Ne place jamais ton âme dans l’abstraction. C’est le corps qui veut faire cela pour accaparer l’attention. Il veut reléguer l’âme à la seconde place.

L’âme est réelle, elle vit dans les mondes supérieurs, mais elle peut aussi vivre dans le monde physique à travers des concepts divins, dans des lois sacrées, à travers la juste discipline, le respect, la pureté.

Le monde de l’âme est plus grand que celui du corps et aucun corps ne peut contenir l’âme, c’est pourquoi on parle de grandeur d’âme. L’âme fait toujours apparaître ce qui est plus grand que le physique, que le visible, car elle possède cette capacité de donner du sens, de l’intelligence et d’organiser le monde de la matière afin de lui ouvrir le chemin de l’ennoblissement.

Jamais l’âme ne doit descendre au niveau du corps physique, ce n’est pas son domaine, son environnement naturel. Pour vivre avec ton âme, il faut que tu t’élèves dans un monde supérieur, plus grand, plus vaste. Cette loi est vraie pour le corps, mais aussi pour la volonté, les sentiments, les pensées, la conscience et la destinée.
Si tu veux vivre avec ton âme, ta destinée doit être sublime, grande, majestueuse, au service de l’universel, du Divin, de l’acte et de l’œuvre qui touchent le monde dans la Lumière.

Mettre le corps à sa juste place

Bien souvent, les hommes disent : « Oui, je comprends. Je vais donc appliquer cela dans ma vie physique. » Mais ainsi ils tombent sous la loi de l’attraction de la matière et de la pesanteur. Bien sûr qu’il n’est pas mauvais de s’occuper du corps et de réaliser une œuvre dans le monde des formes, mais en même temps, il ne faut pas délaisser l’âme, car elle est l’essentiel.
L’âme est plus importante que le corps, c’est pourquoi il faut aussi vivre et nourrir ce qui n’est pas physique, ce qui est plus grand, plus subtil.

La pratique de la méditation permet de stabiliser le corps physique et ses préoccupations. Dans la méditation, le corps est placé dans la posture juste pour qu’il devienne un support à l’élévation de l’âme. Il n’est ni plus ni moins que cela : un support à la méditation. Alors tout se calme et chaque activité prend sa place pour que la grandeur d’une intelligence et d’une vie supérieures puisse exister et se manifester sans que le corps veuille les accaparer, les capturer.

À la base, le corps doit juste être une terre, une pierre, un élément qui permet d’être stable afin qu’un autre monde puisse se poser sur lui comme lui-même se pose et prend appui sur la terre. Toutes les activités du corps, comme manger, dormir, boire, respirer, agir, regarder, sentir, sont des racines qui doivent juste servir à stabiliser le corps afin que quelque chose de plus grand puisse apparaître et se manifester à travers lui. Cela ne doit pas être un but en soi, le grand sens de la vie. Non, le sens et l’intelligence sont ailleurs, dans le monde de l’âme, qui révèle les mondes invisibles, sombres et lumineux. Seules l’étude des textes sacrés et la pratique de la méditation permettent d’éveiller les éléments de compréhension de cette sagesse qui te permettront ensuite de vaincre les lois de l’attraction terrestre, de la pesanteur, de la gravitation.

Tout ce que tu entreprends et accomplis dans le monde physique doit être pour poser et stabiliser un monde supérieur en toi et permettre au royaume de l’âme de tisser un lien avec toi et de venir habiter dans ta vie intérieure.

Lis et relis les textes sacrés pour te relier au monde supérieur et médite profondément afin de te faire un corps qui te permettra de vivre et d’œuvrer avec ton âme, un avec la grande Âme universelle, avec la Mère nourricière de toutes les âmes.

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