L’âme – la vérité sur l’ombre et la lumière

La vie de l’esprit, de l’âme et du corps

Il est généralement admis que la vie est constituée de l’Esprit, de l’âme et du corps.

L’esprit est important, mais le corps aussi, car il ne peut pas y avoir d’esprit sans le corps. On ne peut pas les séparer, ils sont un. Mais alors il faut aller jusqu’au bout : il y a un bon esprit et un mauvais esprit puisqu’il y a des actes qui sont bons et d’autres qui sont mauvais. Quand on se sépare de l’esprit, on engendre le mauvais esprit et quand on est en harmonie avec l’esprit, on engendre le bon esprit.

Il est dit que pour créer l’homme, Dieu a pris de la terre, l’a modelée avec de l’eau, a soufflé dans ses narines et l’homme est devenu une âme vivante, il a été empli par l’Esprit. L’homme était ainsi porteur du bon Esprit, car c’est lui qui a soufflé la vie.
C’est le mauvais esprit qui fait la division esprit-âme-corps, qui sépare l’esprit de l’âme et du corps. En séparant ainsi, il peut se faufiler et regarder ce que nous sommes réellement.

Sommes-nous le corps ?

Non, le corps est universel, il appartient à tous les corps, il est un avec la terre, avec les animaux, avec les plantes : nous avons tous le même corps. C’est une partie de la vérité de penser que nous avons des corps séparés, mais ce n’est pas la grande vérité.

Il en est de même pour l’esprit. Il est universel, et seul existe l’Esprit universel, qui appartient à tous les êtres, comme le corps.

Ce qui nous appartient personnellement, c’est l’âme.

L’âme est le lien entre le corps et l’esprit, elle est la relation entre les mondes, tout comme l’eau et l’air font la liaison entre les mondes de la terre et du feu.

En réalité, l’âme est ce qui unit les choses, elle est ce qui unit l’esprit au corps. Si quelque chose se glisse dans l’âme, il s’empare de celle-ci et sépare le corps du bon esprit.

Dans la prière du Notre Père, le Père est l’Esprit, et la Mère, l’Amin, est le corps. Tout le reste entre les deux constitue l’âme, qui unit l’esprit au corps dans la pureté à travers toute la hiérarchie de la création :

  • les Dieux : le Nom du Père sanctifié,
  • les Archanges : le règne du Père advenu,
  • les Anges : la volonté du Père réalisée,
  • les Maîtres ou la Tradition, ceux qui unissent
  • le visible et l’invisible : la terre et le ciel,
  • la pensée : le pain quotidien,
  • le cœur : le pardon des offenses,
  • la volonté : la victoire sur la tentation
  • l’acte : la délivrance du mal.

Les quatre états de l’âme

La Sagesse essénienne reconnaît quatre états de l’âme.

Il y a d’abord l’âme immortelle, restée fidèle à l’Esprit. Elle est éternelle parce qu’elle est proche de l’Esprit, elle est avec l’Esprit.

Il y a ensuite l’âme en chemin. Elle est animée, elle sait où elle va, elle est consciente et éveillée ; d’une certaine façon, elle est encore dans la Lumière.

Puis il y a l’âme fausse, l’âme qui est dans la séparation, la division – en sexes, races, couleurs ou toute autre identité particulière. L’esprit n’a ni sexe, ni nationalité, ni couleur. Il est perfection et plénitude, il est la totalité, il est la vie dans tous les mondes, l’âme parfaite et le corps parfait. Mais dès que nous sommes dans une division, nous sommes dans la souffrance, car nous cherchons à retrouver la plénitude en réunissant ce qui est séparé. Si nous cherchons à remplir un manque que nous sentons à l’intérieur de nous, que ce soit au niveau de la respiration, de la nutrition, du sexe, c’est parce que nous avons perdu quelque chose. Nous créons alors dans la substance de l’âme quelque chose qui n’est pas divin. C’est pourquoi on l’appelle « l’âme fausse » : c’est une âme qui s’habille, qui se crée un monde pour elle seule.

Le quatrième état de l’âme est celui de l’âme errante, l’âme en peine, l’âme perdue, l’âme qui n’a plus d’attache, qui n’est plus fixée.

Les âmes immortelles font partie de Michaël. Pour t’approcher de lui, il faut que tu sois un prêtre, un mage, un être qui a un corps. Ne peut s’approcher de Michaël que ce qui est éternel et immortel. Ce qui ne l’est pas n’existe même pas pour lui. S’approcher de lui est comme entrer dans le soleil : il faut avoir un corps du soleil.

Les âmes en chemin sont avec Raphaël, le Père de tout ce qui est la Tradition sur la terre. Il fait apparaître l’universel, la grande respiration. Avec lui tout est lumineux et vivant, car il est le souffle de la vie qui vient du monde de l’Esprit.

Les âmes que l’on appelle « fausses » sont avec Gabriel. C’est lui qui, à travers le baptême, « lave » les êtres. Gabriel est celui qui protège l’homme parce qu’il le libère de tout ce qui est faux. Par l’eau, il lui permet d’éveiller sa conscience, de se regarder tel qu’il est et de s’analyser. C’est le seul Archange qui peut réellement nous toucher, car il est le plus proche de la terre.

Les âmes errantes, quant à elles, sont avec Ouriel. C’est l’Archange Ouriel qui nous fixe, qui nous donne une base solide, une stabilité.

D’un certain point de vue, nous pouvons dire que Gabriel est le monde de la Mère, le monde visible (se référer au dessin de la page 83). Il n’y a pas de corps physiques isolés, car nous sommes tous dans le monde de l’eau, qui est celui de l’Archange Gabriel.
Ainsi, Gabriel est notre terre et Ouriel est notre ciel.
Ouriel, c’est le monde invisible, là où nous irons quand nous mourrons.

Comment l’intelligence sombre a décalé les mondes

À l’origine, les mondes de Gabriel et d’Ouriel faisaient partie de l’ombre, du monde des hommes, tandis que ceux de Raphaël et de Michaël faisaient partie de la Lumière, du monde des Dieux.

Les Dieux et les hommes sont les mêmes : les hommes sont les dieux de l’ombre et les Dieux sont les Dieux de la Lumière.

Les hommes sont l’ombre des Dieux, mais de quels Dieux ? Quand Moïse rencontre Dieu, Dieu lui dit : « Tu ne peux pas me voir. Je vais passer et tu regarderas mon ombre », c’est-à-dire qu’il a vu un homme. L’homme est l’ombre de Dieu, il n’est qu’une ombre.
Une intelligence sombre, que l’on nomme « l’Usurpateur » chez les Esséniens, a décalé les quatre mondes de Michaël, Raphaël, Gabriel et Ouriel en mettant la Lumière dans l’ombre et l’ombre dans les ténèbres pour faire des hommes des âmes errantes. Elle s’est emparée de l’ombre et a fait croire aux hommes que ce qui n’était en fait que l’ombre était la vraie Lumière. C’est ainsi que nous avons été usurpés.

Nous vivons donc dans les ténèbres, complètement identifiés à notre corps physique. Quand nous vivons uniquement dans le corps physique, nous sommes réellement dans le monde de la mort, et quand nous mourons, nous sommes des âmes en peine, des âmes errantes parce que nous avons perdu le corps physique, notre seule identification.

C’est l’attraction du corps qui empêche l’homme d’aller vers la Lumière, qui le tire en arrière et le limite. C’est ce qu’il faut traverser en ayant un corps qui est capable d’aller vers la Lumière.

Ce corps, seule la Mère peut t’aider à le construire. La Mère t’aide à t’incarner, à te sortir du monde des illusions. Elle est le chemin vers la Lumière. Il n’y a pas d’autre chemin que le chemin de la Mère.

Traverser les mondes jusqu’à Ouriel

Aujourd’hui, les hommes sont désincarnés, ils vivent dans un monde d’illusion, dans des croyances et des concepts, mais jamais ils ne touchent réellement le corps physique ; ils se font des idées de ce qu’est la vie, mais ils ne la vivent pas à fond. Ils ont un corps physique, mais ne l’habitent pas vraiment. C’est un monde spirituel usurpé qui les gouverne en leur imposant dès la naissance des images de ce que sont les choses. Et quand ils meurent, ils rencontrent les dieux pour lesquels ils ont vécu, mais qu’ils ne connaissent pas.

Les hommes sont désincarnés, ils vivent dans le monde d’Ouriel, le monde des âmes errantes. Quand l’âme est dans le monde d’Ouriel, 100 % de la vie de l’homme va pour le néant.

Seule la Tradition de la Lumière permet à l’homme de passer dans le monde de Gabriel. C’est le premier passage à traverser. Pour entrer dans le monde de cet Archange, l’homme doit d’abord être conscient de son état d’errance. Puis, il doit rencontrer un Maître, qui sera pour lui comme un miroir.

Un vrai Maître, c’est la Mère. Quand un Maître authentique te parle, tu es en présence de la Mère. Il va d’ailleurs te parler d’elle et te montrer sa sagesse, il va éclairer les mondes d’un savoir universel, il va t’apprendre à regarder ce qu’il y a derrière tes pensées, tes sentiments, tes actes…

Quand les hommes meurent, comme ils n’ont plus de corps, ils se raccrochent à tout ce qui se présente devant eux. Le Musulman voit le Prophète Mahomet, le Chrétien voit Jésus, l’amant de la nature se retrouve dans la nature. Le problème est que c’est une illusion et qu’il n’y a rien derrière. Alors l’homme perd tout, l’âme et l’esprit comme le corps, pour se retrouver devant un mensonge, une ombre qui n’est même plus rattachée à la Lumière.

La Mère est fondamentale parce qu’elle est la fixité de la grande réalité terrestre. Elle contient tout l’enseignement de la nature – les arbres, les animaux, les éléments… – et la réalité de ce que tu fais de ta vie, pas dans des rêves, mais dans le concret.
Quand l’homme est passé dans le monde de Gabriel, qu’il a rencontré un Maître authentique, 90 % de sa vie va pour le néant. C’est-à-dire que 10 % de tout ce qu’il fait va maintenant pour la Lumière, ce qui est déjà une grande victoire sur les ténèbres. Dans le monde de Gabriel, tu commences à œuvrer pour la Lumière.

Pour passer dans le monde de l’âme en chemin, le monde de Raphaël, tu dois passer le gardien du seuil, qui est le gardien de ta propre destinée, de ton karma individuel. C’est un gardien qui t’est personnel, c’est ta propre lignée, ta propre tradition, c’est-à-dire tes parents, ton karma, ton hérédité, les dieux qui vivent avec toi et avec lesquels tu es né. Tu dois les traverser.
Si tu réussis, 30 % de ce que tu fais dans ta vie ira vers la Lumière, ce qui est énorme. Dans ce monde de Raphaël, tu entres dans la Tradition et tu peux réellement commencer à travailler sur toi, à rendre vivant ce que tu as perçu à travers l’Enseignement, à l’animer, à le poser et à te l’incorporer.

Les êtres qui parviennent à entrer dans le monde de Michaël, dans le monde sacré – ce qui est très, très rare -, donnent 50 % de leur vie pour la Lumière. Ces êtres développent la maîtrise, ils savent regarder ce qu’il y a derrière leurs pensées, leurs sentiments, leurs désirs, leurs paroles, leurs gestes… C’est un travail sur soi. Une fois que l’homme a travaillé sur lui et qu’il s’est fait un corps, il doit entrer dans une œuvre globale ; c’est le second gardien du seuil qu’il faut traverser.

Du monde de Michaël, on lui demandera de passer le gardien du seuil de l’humanité tout entière, celui qui asservit tous les hommes. Il doit passer dans le monde sacré d’Ouriel, dans la Terre de Lumière, pour réaliser une œuvre entièrement tournée vers le monde divin. Les Maîtres qui y parviennent donnent 100 % de leur vie pour la Lumière. C’est ce que les alchimistes ont appelé « la pierre philosophale », la pierre qui transforme tout en or. Il n’y a plus de déchets, l’être réalise une œuvre pure.

Entrer dans la Terre de Lumière

Ouriel est la quatrième lettre du Nom de Dieu. Quand tu touches Ouriel, tu touches le corps, et comme tu as tout nettoyé, tout purifié, tu poses une œuvre et tu commences enfin à exister parce que tu touches la Mère.

Aujourd’hui, la Nation Essénienne essaie de passer le seuil de l’Archange Ouriel en faisant une œuvre pour pouvoir toucher la Mère. Cette œuvre consiste à réécrire le monde dans la vision de l’Enseignement de la Tradition.

Si nous ne voulons pas vivre dans les écritures posées par le monde sombre, nous devons en poser de nouvelles dans la sagesse divine : dire ce que sont les arbres, ce que sont les vaches, ce qu’est le soleil… Puisque le monde sombre a placé des écritures sur tout, en nous disant ce qu’il veut que nous voyions, par exemple, dans la vache – un être sans âme qui peut être exploité pour son lait -, nous devons tout réécrire, nous devons réécrire le monde entier.

Nous devons changer les écritures et ouvrir ainsi un autre chemin, la voie de l’âme. C’est pourquoi les Esséniens posent dans des œuvres concrètes – des livres, des enregistrements, des œuvres d’art – une autre vision du monde. Il s’agit de régénérer le monde d’Ouriel, la Terre de Lumière.

La Terre d’Ouriel est la Terre des vivants dont parlait le Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov, la terre de nos pensées, la terre qui est autour de nous, mais que nous ne voyons pas, car nous vivons dans des illusions.

Aujourd’hui, la terre qui existe dans le ciel au-dessus de l’humanité n’a pas été écrite par la Lumière, mais par un monde sombre, c’est pourquoi il nous faut la reconquérir.

Si les Esséniens parviennent à reconquérir la Terre d’Ouriel, c’est-à-dire à réécrire dans le ciel des hommes la vision du monde selon la Tradition de la Lumière, cette Terre promise apparaîtra dans le ciel. Les hommes y auront accès sur la terre et ils pourront vivre avec elle, car « ce qui est en bas est comme ce qui est en haut ».

La tâche des Esséniens est d’éclairer tout ce chemin et d’entrer dans la Terre d’Ouriel pour que 100 % de leurs œuvres soient pour la Lumière, qu’il n’y ait aucun déchet, que de l’or pur, que toutes leurs réalisations sur la terre soient dans l’immortalité : le corps, l’âme et l’esprit unifiés dans la perfection. C’est un idéal : « Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait. » (Matthieu 5:48)

Le Père qui est parfait, c’est Ouriel. Ouriel est la perfection, il est le plus grand de tous les Archanges, la merveille des merveilles, la splendeur des splendeurs, la gloire des gloires parce qu’il touche la Mère et conduit tout dans la perfection.

L’Archange Raphaël nous dit : « Individualisez-vous dans la Lumière originelle de votre âme éternelle et entrez dans la réalisation concrète et consciente, car, je vous le dis : c’est la Mère qui libère.

Si vous touchez la Mère par une œuvre et qu’elle est parfaite dans la Lumière, vous ouvrez le chemin de la libération. Mais si vous ne touchez pas la Mère, si vous ne réalisez pas concrètement une œuvre qui vit et respire sur la terre, la Lumière ne pourra plus vivre avec les humains. Elle sera obligée de se retirer, car les hommes n’auront plus d’organes pour vivre avec elle. Elle attendra qu’une autre possibilité lui soit offerte d’atteindre un accomplissement.

Réalisez l’œuvre de la Nation Essénienne pour les générations futures. »

En conclusion, tu dois comprendre qu’il y a une ombre qui t’empêche d’aller vers ton âme éternelle.
Tu dois te demander quelle est l’âme qui gouverne ta vie et vers quoi tu es en chemin. Es-tu en chemin vers une immortalité ou vers une errance, un néant ? Y a-t-il quelque chose derrière ce que tu fais dans ta vie, derrière ton travail, tes activités, ou est-ce le néant ?

Il faut réellement que tu essaies de devenir un corps, un réceptacle pour une âme supérieure, que tu sois un calice pur, un Graal pour accueillir la Lumière divine en toi. Le sommet de l’âme, c’est d’être une coupe pour un monde divin pur, une épouse pour les noces alchimiques. Alors c’est l’abondance, la profusion, alors naissent au monde les enfants de Dieu, c’est-à-dire tout ce qui est bien, le bon esprit.

Le mauvais esprit est celui qui met sa semence dans l’âme. Jésus a dit qu’il fallait se méfier de celui qui venait la nuit pour mettre sa semence : « Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi est venu, il a semé à son tour de l’ivraie, au beau milieu du blé, et il s’en est allé. Quand le blé est monté en herbe, puis en épis, alors l’ivraie est apparue aussi. » Matthieu (31:25-26) La nuit correspond à l’état de l’être qui est inconscient. Il faut permettre à l’âme de « sortir à la lumière du jour », pour employer la formule des anciens Égyptiens, c’est-à-dire à la conscience. Quand tu es conscient, tu protèges ton âme, ta terre, ton peuple, ta nation, toute la vie sur terre.

Dans notre mère patrie l’Égypte, nous nous approchions du Dieu qui était caché et nous posions nos lèvres sur les siennes. C’était le baiser, l’échange du souffle de la vie. Tu recevais le souffle de Dieu, alors tu vivais de l’Esprit et pas simplement du corps. Il y avait ainsi de l’Esprit dans tout : dans la nourriture, dans le travail, dans l’argent… Tout ce que tu faisais avait un sens, une intelligence, une âme ; c’était une perfection.

À travers l’écriture hiéroglyphique, les Égyptiens dessinaient par exemple la vache et ils reliaient cet être à des mondes et à une intelligence supérieurs. Ils intégraient ainsi la nature tout entière dans le langage et dans l’écrit. Ils étaient respectueux de tous les mondes ; c’est la seule façon de vivre dignement sur la terre. Il n’y a qu’en s’approchant de la Mère que l’on peut vivre ainsi.

Les Enfants de la Lumière doivent s’unir au nom de l’âme immortelle, celle qui attend là-haut que nous nous éveillions, et entrer dans la Terre de Lumière d’Ouriel pour réaliser une œuvre concrète qui régénère le monde dans la Lumière, dans tout ce qui est beau et grand. Alors le chemin de l’âme sera ouvert.

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